Paul Carayol, T°ES, dans la cour des Grands !

13 mars 2020

Lundi 20 janvier dernier, Paul Carayol, élève de terminale ES au lycée Barral, est en étude. Le garçon est studieux, membre de la classe défense, investi dans le mouvement Jeunes européens. Il quitte pourtant la salle, plutôt subitement, alors qu’il vient de recevoir un « mail » sous l’intitulé « Stage présidence de la République ».  » Oh la la !, qu’est-ce qui se passe ? C’est ce que je me suis dit en sortant ». Ce qui se passe, c’est tout simplement que sa candidature pour un stage au palais de l’Élysée vient d’être validée.

Une récompense, sans « piston », qu’il doit à son opiniâtreté et à sa persévérance quand on sait qu’il y a beaucoup plus de déçus que d’élus. Paul Carayol habite à Vénès, mais c’est à Castres, où son père, Stéphane, gère le restaurant Les Ateliers, qu’il étudie. Politique et géopolitique font partie de ses centres d’intérêt depuis la classe de 4e. « Mon envie, mon souhait, c’est de changer le monde » confie ce naïf revendiqué, pour qui l’action, de l’intérieur, est un moteur.

Sa candidature pour un stage de prestige, il l’a mûrement réfléchie et travaillée. Au moment d’indiquer les dates, il n’a pas hésité à sacrifier une semaine de vacances, ce qui a compté, forcément, comme une preuve supplémentaire de sa motivation. « J’ai été encadré par notre professeur de la classe défense Valérie Piétravalle, mais aussi par un ami de mon père. »C’est ce même ami, d’origine tarnaise, qui avait reçu le lycéen, alors en classe de seconde, à la direction du développement durable, dans le Val de Marne. « C’était intéressant et j’avais passé une semaine tout seul à Paris ».

Cette fois, la durée du stage s’est allongée, dix jours, et c’est au cœur du pouvoir qu’il a pénétré. Sur la pointe des pieds mais avec les yeux grands ouverts. « Je ne suis pas rentré par la grande porte, mais j’étais très stressé. On m’a remis mon badge, affecté à la direction de la sécurité de la présidence de la République, et la suite a été géniale. Je ne m’attendais pas une ambiance aussi conviviale. Tout le monde a fait attention à moi et je suis passé par différents services. On ne se doute pas, mais l’Élysée, c’est une véritable ville, c’est vraiment très grand.

Ce que j’en retiens, c’est que ce sont des passionnés qui travaillent là. Ils ne servent pas Macron mais le président de la République ! » Paul Carayol a même été invité à un voyage officiel, à l’École de guerre de Paris, mais surtout, nec plus ultra, il a eu l’honneur de rencontrer Emmanuel Macron : « C’était le bouquet final, le dernier jour. Le rendez-vous était prévu à 16 heures et il a été décalé d’une heure. Le Président est arrivé, il m’a serré la main et je l’ai trouvé très à l’aise, il m’a demandé d’où j’étais, comment s’était passé mon stage. Et j’ai eu droit à ma photo avec lui, dédicacée. »

Le même jour, une autre bonne nouvelle parvenait au lycéen, convoqué pour le concours de Sciences-po Paris : l’institut d’études politiques le plus prestigieux de France, jadis fréquenté par un certain… Emmanuel Macron.

D’après un article de Karim Benaouda – Le journal d’ici

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